El Hadj MBOUP

En vérité, El Hadj Mboup est sculpteur et non peintre ; à la fin de sa formation en 1985 à l’Institut d’État

soviétique Sourikov de Moscou, il est mentionné sur son diplôme : « Master of fine arts » en sculpture monumentale.

Mais à Moscou (1979-1985) comme à Dakar à l’Institut national des arts (INAS, 1971-1974), il a reçu une

solide formation qui lui a permis de maîtriser les techniques sculpturales tout autant que picturales, particulièrement

le dessin. Même en sculpture, il commence d’abord par dessiner son sujet. De nos jours, il

peint plus qu’il ne sculpte.

El Hadj Mboup avait auparavant achevé ses études aux beaux arts de Dakar (1971-1974).

En sculpture comme en peinture, ce qui est fondamental, c’est, pense El Hadj Mboup, la maîtrise des

techniques. à l’Institut Sourikov, il a appris beaucoup de techniques de création. Il peint beaucoup aussi bien sur papier que sur toile ; mais comme il est sculpteur de formation, tout ce qu’il peint, il peut le traduire et le transposer en matière dure, en mosaïque, en bronze ou en pierre. Cette maîtrise des techniques et cette dextérité se révèlent dans ses créations tant sculpturales que picturales.

Oumar Ndiaye : «Esquisses dakaroises»

Du 29 novembre 2019 au 10 janvier 2020

Oumar Ndiaye est l’un des portraitistes les plus doués du Sénégal. Il compte une quarantaine d’années d’expression. Ses portraits sont essentiellement réalisés au fusain et au crayon noir car il trouve qu’avec ces matériaux, ses sujets sont plus vivants.

Fasciné par les figures publiques et celles plus anonymes de son quotidien, Oumar Ndiaye tisse une sorte de toile géante constellée de portraits d’une rare précision au rendu accentué par son style monochrome exigeant et fascinant.Oumar Ndiaye a plutôt exposé à l’étranger notamment à l’Académie française, également en Belgique et en Italie.

Massamba MBAYE, Critique d’art et commissaire